Cela fait neuf ans que ma vie a changé.

2011, année chaotique, où on m’a annoncé que j’avais un cancer du sein en ce début mars. J’avais 43 ans.

Une annonce sans ménagement, où, de toutes façons, on sait d’ores et déjà que j’aurai droit à tous les traitements. Sans doute qu’une partie de moi le savait car je n’ai pas vraiment été assommée par l’annonce, juste une impression d’irréalité et un poids qui bloque ma respiration.

Un an plus tôt, j’ai vécu un drame, choc émotionnel qui m’avait fortement impacté mais que je n’avais pas traité et je savais qu’un tel événement pouvait être, entre autres, à l’origine du déclenchement de la maladie.

C’est à moi de l’annoncer aux miens, je le fais de façon différente pour chacun afin de les ménager et ne pas les inquiéter. Je pense d’abord à eux, je ne veux pas gêner, comme d’habitude! On me dit qu’il va falloir que je me batte, je ne comprends pas. Intuitivement pour moi, ce n’est pas un combat puisque cela reviendrait à dire que je me bats contre moi-même. En effet, ces cellules étaient bien les miennes et non un élément extérieur venu me “coloniser”. Cela aurait signifié que j’étais mon propre ennemi, en luttant contre le cancer, j’aurais lutté contre moi !

Ensuite, tout va vite, les rendez-vous s’enchaînent et là je ne contrôle rien. Avec le recul, je me dis qu’à aucun moment je n’ai eu l’impression de savoir le pourquoi du comment. Je subis examens et traitements. Je ne réfléchis pas, ne décide pas pour moi. Je m’en remets aux médecins. Je comprendrai seulement après que le fait d’être submergée par les émotions m’empêchait de penser correctement, c’est physiologique, donc, si je ne m’occupe pas de mes émotions, je n’ai plus tout mon libre arbitre. Je serai opérée début avril et la chimiothérapie de prévention commencera début mai, pour six séances. Les rayons s’enchaîneront ensuite jusqu’à novembre.

Outre l’événement un an auparavant, les années précédentes ont été très dures émotionnellement, et je ne m’en étais pas occupé, l’habitude et la conviction que je pouvais tout gérer seule. Ce cancer est le tsunami, qui fait que je craque enfin. J’ai besoin d’aide. Je suivrai une psychothérapie, en individuel et en groupe où je découvre l’EMDR et l’EFT.

Je sais aujourd’hui combien cette maladie a été salvatrice et salutaire parce que j’ai décidé, à ce moment là, de l’écouter et de l’accueillir et non de lutter. Définitivement, je n’avais pas une bataille à mener mais une pacification et un amour à gagner, l’amour de moi et de la vie. Je me suis libérée de ce qui m’emprisonnait, j’ai pris soin de moi, pour une véritable renaissance.

Sept ans après, je deviendrai relaxologue et praticienne EFT, après vingt ans dans l’éducation spécialisée.

J’accompagne aujourd’hui les femmes atteintes de cancer à mieux vivre cette période et à y voir une opportunité pour transformer les émotions bloquantes, les croyances limitantes, les tensions et douleurs physiques pour retrouver un bien-être global, reprendre son pouvoir et vivre une vie pleine de sens et de joie.

Le cancer est un message fort que quelque chose doit changer. Donner du sens à la maladie c’est redonner du sens à sa vie.

Marie-Claire Charrier

Relaxologue – Praticienne EFT

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Clisson et sa région.

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