Et pourquoi je perdrais mon temps à écrire ?

(je n’ai déjà pas assez de temps pour le reste…)

Dans les différents livres et témoignages que j’ai pu lire, je me suis apperçue d’une constante : les personnes qui écrivent sont des personnes qui donnent une impression de maîtrise sur les choses, ou à défaut, d’une vue éclairée : le capitaine à bord d’un bateau tient son journal, les différentes personnes importantes au cours de l’histoire tiennent toutes leur journal !

Et pourtant, écrire à l’époque était un peu plus compliqué qu’aujourd’hui. Et je doute que ces hommes disposaient de plus de temps que moi aujourd’hui. Beaucoup de grands homme et femme de l’histoire ont écrit un journal. Ce journal n’est pas forcément “intime” mais il relate les évènements importants. Pour le capitaine du bateau, ce sont les changements, les rencontres, les orages, etc.

C’est de cela que je me suis inspirée. Si tous les jours j’écris, cela doit me permettre de retrouver les choses importantes que j’ai vécues. Ensuite, de comprendre les enchaînements, qui m’ont amenée à des réussites ou à des échecs. De me souvenir des difficultés que j’ai rencontrées, sans exagérations ni diminution.

Le temps de formuler correctement ma phrase, de trouver le mot juste est un temps où mon esprit prend du recul sur l’évènement. Que je le veuille ou non, en même temps, je l’analyse. Un autre élément essentiel, c’est la possibilité de revivre un succès au moment de le formuler. Et ensuite, de le relire dans son contexte (pas seulement parmi une liste de succès, comme le proposent certaines méthodes).

Et cela fait un bien fou au moral et à la confiance en soi !

C’est juste un récit ?

“On ne voit chez les autres que ce que l’on a chez soi” ça marche pour les qualités comme pour les défauts.

Petit exercice pratique, prenez dans votre entourage la personne qui vous agace le plus et cherchez vos points communs, puis les traits de caractères ou les comportements, qui vous insupportent chez cette personne… et cherchez vos points communs à nouveaux, sans vous mentir. Le résultat est généralement surprenant. Pas étonnant que les opposés s’attirent, si les gens qui se ressemblent voient en priorité leurs défauts chez les autres. Et donc, quand je relate les rencontres, ou les interactions importantes que j’ai pu avoir, je me pose la question : qu’ai-je vu de significatif chez mes interlocuteurs ? Quelle qualité ou quel défaut vais-je découvrir chez moi à travers cette rencontre ?

Un autre avantage à écrire : lorsque vous relatez un évènement important de la journée, essayez de vous souvenir de votre état d’esprit, de votre ressenti émotionnel sur le moment. Que ce soit un souvenir agréable ou non, en chercher la cause est une source d’enseignements sur vous-même.

Il est intéressant de ne pas s’arrêter bien sûr à la première réponse, telle que : “J’étais en colère”… Allez plus loin, demandez-vous : Pourquoi ? … “Parce qu’il m’avait fait mal”. Pourquoi ? Qu’est-ce que ça veut dire ? “J’étais en colère de ressentir de la douleur ? Ou je lui en voulais de lui avoir laissé me faire mal ? Ou de m’être laisser amener dans cette situation tout simplement ?” Je vous laisse pratiquer.

Dérouler le fil des évènements physiques et des ressentis permet de prendre du recul sur ce que nous vivons. Cela permet généralement d’apaiser nos sentiments extrêmes, mais aussi de nous remémorer nos réussites.

Bref, de se coacher seul au quotidien, en clarifiant notre vision des choses, et à nous ouvrir à plus de possibles.

Alors, à vos plumes !!!

Annie bouffénie coach, formatrice en communication relationnelle

Accompagnement au changement pour une plus grande liberté d’être

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image par Free-Photos de Pixabay

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